Un ministre béninois en visite à la MFR

A LA UNE LANDES AIRE-SUR-L’ADOUR par Charles Latterrade.

Une délégation de la République du Bénin, conduite par Mahougnon Kakpo, ministre de l’Enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle, a été reçue, mercredi, en début d’après-midi, par Théo Oosterlaken, le directeur de la MFR (Maison familiale et rurale), à l’initiative de l’association Cuma (1) Bénin, présidée par le Landais Daniel Salhorgne.

 

Participaient également à la visite Pascal Houngnandan, vice-recteur de l’Université nationale d’agriculture béninoise, et son directeur Gontrand Bagan, ainsi que René Akalpo, conseiller du ministre.

Une équation difficile.

Depuis des années, l’association aquitaine Cuma Bénin exporte notre modèle coopératif au Bénin : plus d’une centaine de Cuma s’y sont créées, avec une dotation de base : petit tracteur (40–70 CV), charrue à disques et petite remorque. Dans les endroits où elles sont installées, elles permettent de résoudre la difficile équation de l’agriculture africaine, que résume Daniel Salhorgne, avec sa formation de géographe : « Moins de bras pour l’agriculture vivrière et beaucoup plus de bouches à nourrir. » Et d’expliquer : « Tracteur et charrue à disques permettent de labourer, en quatre heures, l’hectare de terre qui nécessitait auparavant une semaine de travail à la houe. Tout le reste du travail se fait avec la traction animale et, surtout, à la main. » Cependant, la généralisation de ces Cuma béninoises se heurte à un manque de formation du personnel de conduite et de maintenance. Leur développement passe donc par un plan de formation, que cherche à mettre en place le ministère béninois, s’inspirant des acquis français, que ce soit dans l’enseignement public (le lycée de Mugron a reçu leur visite, mercredi matin) ou privé.

(1) Coopérative d’utilisation de matériel agricole.

MAHOUGNON KAKPO

Le ministre Mahougnon Kakpo a été étudiant à Bordeaux, dans les années 1990. Il a été, à cette période, pigiste pour « Sud Ouest ». Il suivait plus particulièrement l’intégration des étudiants africains en Aquitaine.